Bienvenue dans l’univers Alkebulan ! Aimez-vous la musique ? Si oui, accordez vos guitares parce qu’aujourd’hui, nous parlons de Bluuuuues 🎸. Nous allons ensemble découvrir ce genre musical profondément enraciné dans l’histoire afro-américaine. Et si vous vous y connaissez un peu, vous savez sûrement qu’il est impossible d’épiloguer sur le blues sans parler de Robert Johnson.
Il est reconnu comme étant l’artiste qui a changé le cours de l’histoire de cette musique. Il est le légendaire musicien qui aurait “vendu son âme au diable” pour devenir le meilleur guitariste de tous les temps : le premier du tragique club des 27… 😮
Le blues : une mélodie aux origines esclavagistes

Avant que Robert Johnson ne marque le blues d’une empreinte indélébile dans les années 1930, les noirs américains avaient déjà une riche tradition musicale. Celle-ci reflétait leur expérience de l’esclavage, de la ségrégation, de la pauvreté et de la discrimination. Les origines du blues remontent donc aux chants des esclaves africains. Ils utilisaient la musique pour se libérer, le temps d’un chant, de leur douloureuse condition. Au fil des années, ces chants ont évolué en des styles plus élaborés, tels que le “field holler”, le “spiritual” et le “gospel”.
Le blues a émergé de cette tradition musicale afro-américaine au tournant du XXe siècle, et s’est rapidement répandu dans les communautés noires du sud des États-Unis. Cependant, malgré la popularité croissante du blues parmi les Noirs américains, il a longtemps été ignoré ou méprisé par la culture dominante blanche. Les premiers enregistrements de blues étaient généralement réalisés par des maisons de disques spécialisées dans la musique “race records”, destinée uniquement aux auditeurs noirs. Ce n’est que plus tard, dans les années 1940 et 1950, que le blues est devenu un genre musical plus largement accepté et commercialisé.
L’influence de Robert Johnson sur le blues

Robert Johnson a été l’un des premiers musiciens noirs à être enregistré et diffusé à la radio. Né en 1911 dans le Mississippi, il a ouvert la voie à de nombreux autres musiciens noirs, leur permettant de se faire connaître et de se faire respecter. Pourtant, ses débuts avec la guitare n’étaient pas fameux. En 1930, il rencontre le pionnier du blues “Son House” à Robinsonville, Mississippi. Le musicien plus âgé a qualifié les tentatives de Robert Johnson de jouer à la guitare de :
Racket que vous n’aviez jamais entendu ! …
Son House
Ceux présents lors de l’essai de Johnson auraient affirmé :
Éloignez cette guitare de ce garçon, il rend les gens fous avec ça…
Loin de décourager ce dernier, ces paroles motivèrent notre mélomane à s’améliorer. C’est ainsi qu’il s’en alla et revint deux ans plus tard. Lorsque Johnson, de retour de ses voyages à travers le Delta, joua à nouveau pour Son House et son ami musicien Willie Brown, tout fût différent. Ils étaient stupéfaits par son amélioration. C’est ainsi que débuta l’ascension du célèbre guitariste dans le blues. Malheureusement, Robert Johnson a eu peu de succès commercial ou de reconnaissance publique de son vivant.
La plupart de ses chansons ont été publiées sous forme de singles après sa mort. En 1961, Columbia Records a publié une collection d’enregistrements de Johnson intitulée King of the Delta Blues Singers. De nombreux artistes influents l’ont également mentionné comme source d’inspiration pour leur musique. C’est le cas d’Eric Clapton qui a appelé Johnson “le chanteur de blues le plus important qui ait jamais vécu”.
Robert Johnson aurait-il vendu son âme au diable pour obtenir son succès ?

Impossible de parler du Roi du Blues sans parler de la légende qui entoure sa personne. Il se raconte que Johnson aurait rencontré le diable à un carrefour dans le Mississippi rural. Il aurait échangé son âme contre une maîtrise exceptionnelle de la guitare et une réussite musicale. Bien que cette histoire soit largement considérée comme une fiction, elle a contribué à renforcer le mythe entourant Johnson, sa musique et sa fulgurante ascension.
Robert Johnson est de plus associé au “Club des 27”, un groupe d’artistes influents qui sont tous décédés à l’âge de 27 ans. Johnson est mort le 16 août 1938 à l’âge de 27 ans près de Greenwood. Les circonstances exactes de sa mort restent à ce jour incertaines. La théorie la plus répandue est qu’il a été empoisonné par un mari jaloux. D’autres membres célèbres du “Club des 27” sont Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Cobain et Amy Winehouse.
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